Latex et huile de palme

Le Sud de la Thaïlande est spécialisé dans la production de latex et d’huile de palme. Les champs d’hévéa (arbre producteur de latex) et de palmiers à huile s’étendent à perte de vue. Dès que l’on quitte la ville, peu importe l’endroit où se pose le regard, des palmiers à huile et/ou des hévéas feront toujours partie du paysage…

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L’hévéa est donc l’arbre producteur de latex. Le latex se récolte en effectuant des saignées sur l’écorce de l’arbre, ce qui consiste à découper une entaille dans l’écorce au moyen d’un couteau spécifique. En réaction à cette découpe, l’arbre va produire du latex, moyen de défense, au niveau de l’entaille afin de la colmater. Pendant quelques heures, le  latex va s’écouler et être récolté dans un bol prévu à cet effet.

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Régulièrement (plusieurs fois par semaine), les saigneurs vont raviver l’entaille en découpant une fine lamelle d’écorce pour provoquer la production de latex.

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Après récolte, le latex sera aplati pour former des plaques de caoutchouc. La Thaïlande est le premier pays producteur de latex au monde.

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Les cultures de palmier à huile sont également très répandues dans le coin. Ces palmiers produisent des noix dont sera extraite l’huile de palme par pression à chaud de la pulpe des fruits, de couleur rouge.

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Cette huile est utilisée en grande quantité par l’industrie alimentaire mais également pour la fabrication de savons et cosmétiques.

Ces cultures sont un véritable désastre pour la biodiversité. Des dizaines et des dizaines d’hectares de forêt primaire disparaissent chaque année en Asie du Sud-est pour laisser place aux palmeraies, monocultures n’ayant aucun intérêt pour la biodiversité.

Je me suis d’ailleurs fait la réflexion, que depuis que nous travaillons dans la région de Phang Nga, je n’ai pas vu un seul petit coin de forêt, les hévéas et palmiers à huile sont partout ! La forêt subsiste uniquement sur les karsts, dont les pentes verticales sont incultivables. Ce rôle de « refuge de la forêt » est un intérêt biologique supplémentaire des karsts, raison de plus pour les préserver et empêcher leur destruction.

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